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Publié par samaurore

13 juillet 2008: Le temps est bien nuageux en ce 13 juillet, il a bien plu dans la nuit et au petit matin. D'après la météo la pluie est garantie dans la journée. Pour ne pas rester enfermé à l'intérieur, je propose à Nico d'aller faire un petit tour au Trou du Glas à la Dent de Crolles. A la fin du mois, il va participé au Raid CANEO avec deux sections de spéléologie.
Pour le mettre en condition, une petite découverte des premières centaines de mètres de galeries du Trou du Glas feront l'affaire. J'y étais passé avec Aurore en mai 2007 en redescendant de la Dent de Crolles. Avec juste une micro frontale je n'étais pas allé bien loin. L'objectif aujourd'hui était d'aller le plus loin possible sans utiliser de baudrier ce qui nous a permis de faire une heure de progression souterraine jusqu'au terminus de 1938.

Pour les non initiés, il faut savoir que le Réseau souterrain de la Dent de Colles a été pendant plusieurs années le réseau le plus développé au monde au milieu du siècle, avec plus de 50 kms de galeries, rivière souterraine, puits et gouffres. La dent de Crolles est un vrai gruyère avec 7 entrées dont la plus connue est le Trou du Glas et la résurgence du Guiers Mort. J'y avais passé 8 heures sous terre il y a quelques annéés. C'est dans ce réseau souterrain que Fernand PETZL a éprouvé ses inovations, premiers jumars, premières frontales, qui lui a permis de devenir un leader mondial dans le matériel de spéléo mais aussi de montagne au sens large.



Nicolas, au parking sous le Col du Coq avant d'entamer les 35 minutes de marche jusqu'à l'entrée du Trou du Glas après être passé au Col des Ayes et longé le pied de la Dent de Crolles.



L'entrée du Trou du Glas n'est pas bien difficile à trouver, on passe devant en empruntant le chemin qui monte au sommet de la Dent de Crolles. Nous mettons nos casques avec nos frontales, j'enfile ma combinaison de spéléo, nous laissons nos sacs à dos à 100 m de l'entrée et nous remontons les galeries plus ou moins hautes pendant plusieurs centaines de mètres.

  

Les galeries se parcourent aisément, soit debout, soit penché, soit à quatre pattes sans avoir de véritable ramping.
En revanche, les galeries fossiles ne sont pas vraiment concrétionnées mais ca donne quand même une bonne ambiance souterraine avec le silence, le noir, les planchers de calcite et au fond la Salle du Dôme avec le méandre qui rejoint la Salle de la Douche.



Ben ouais Nico, c'est pas toujours un avantage d'être grand, surtout en spéléo!
En tout cas le Nicolas Speleus a l'air plutôt à l'aise dans le royaume des chauves-souris.



Nous nous arrêtons au départ d'une vireexposée équipée d'un main courante. Ce sera notre terminus puisque nous sommes venus sans baudrier. C'est d'ailleurs sans doute le terminus de 1938 à en voir les inscriptions au mur.
Et dire que nous n'avons parcouru que quelques % du réseau dont voilà un aperçu trés condensé de la topographie, ci-dessous.



Nous n'avons parcouru qu'une partie en bleu sur le topo, pendant une heure d'exploration.
Les grandes traversées nécessitent généralement une bonne dizaine d'heures pour une équipe entraînée connaissant bien le réseau. Pour une initiation à la spéléo de Nico, c'était déja une bonne approche.



Nous redescendons sous une petite pluie fine dans une ambiance peu estivale avec des nuages et du brouillard. Malgré tout nous avons passé une heure au sec dans les galeries fossiles.
La version de Nicolas à voir sur son blog.

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