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Bienvenue chez les Samaurore

Les tribulations d'Aurore, Samuel, Margaux et Corentin à travers leurs voyages et activités sportives

Participation au Premier Marathon des Alpes Maritimes - 9 novembre 2008

9 novembre 2008: Deux semaines après ma participation au semi-marathon de Lausanne en Suisse sur les bords du Lac Léman, voilà le moment de s'aligner sur la distance reine, le marathon avec ses 42,195 Kms. Le premier marathon des Alpes Maritimes était l'occasion révée de s'aligner sur la distance en France en cet automne 2008.
Pour ce premier marathon des Alpes Maritimes entre La promenade des Anglais à Nice et la Croisette à Cannes pas moins de 10000 participants se sont inscrit avec une clôture des inscriptions deux mois avant la date de la course, ce qui est exceptionnel pour une première édition. Le prestige du littoral de la Côte d'Azur avec Nice, Saint-Laurent du Var, Cagnes sur Mer, Villeneuve Loubet, Antibes, Juan Les Pins, Vallauris et Cannes explique un tel succès.

    

Nous sommes arrivés samedi midi à Nice pour prendre le dossard au village marathon avec une organisation bien ficelée, comme sur le semi-marathon organisé au printemps (réalisé en avril 2006) et le 10 kms de la prom-classic sur la promenade des Anglais (réalisé en janvier 2006). L'après midi permet de profiter des amis tout en faisant des petites visites dans les villages touristiques des Alpes Maritimes (Saint-Paul de Vence et Tourette sur Loup).
Je reste perplexe devant une statue plutôt diforme...
Un bon plat de pâtes samedi soir pour faire des réserves en sucres lents et au dodo!

Dimanche matin: 5h30, au lieu de prendre des classiques céréales, je tente la proposition de Laurent, d'avaler 250g de pâtes fraîches avec un yaourt, une banane, et des tartines d'ovomaltine (le Nutella Suisse). On verra si c'est efficace. Laurent me propose de m'emmener à Nice depuis Grasse, bien sympa à 7h15 du matin!

8h, j'arrive sur la ligne de départ sur la promenade des Anglais, il y a déja beaucoup de monde, j'emméne mon sac au camion vestiaire afin de pouvoir me mettre au sec à l'arrivée. Quelques échauffements sur la plage avant de venir me placer dans le sas des 3h15-3h30 obtenu grâce à mon temps à mon dernier marathon de Florence en Novembre 2007 ou j'avais parcouru la distance en 3h 24mn. 8h30, je suis bien au chaud dans le peloton un quart d'heure avant le départ, un italien à droite, un anglais à gauche, c'est vraiment un rendez-vous cosmopolite avec pas moins de 34 nations représentées. Un immense drapeau de soutien pour la candidature de Nice aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018 est tendue au dessus de la foule avant le départ (mais bon, il me semble que ce serait plus logique que ce soit Grenoble ou Annecy qui remporte la candidature française pour 2018). Un hélicoptère tourne au dessus de la promenade des Anglais, l'ambiance est bien émouvante.

8h45: le départ est donné, je me cale une dizaine de mètres derrière le meneur d'allure des 3h15, le ballon jaune. Avec un temps de 1h 35mn 42s au semi-marathon de Lausanne il y a 15 jours, je peux effectivement espérer courir la distance entre 3h20 et 3h30 sachant que mon record date de fin avril 2007 au Marathon de Vienne avec 3h21mn sur un parcours trés plat et avec un temps frais, à la sortie de l'hiver ou la saison de ski de rando m'avait donné un bon niveau d'endurance. Cette année avec 6 kilos de plus que mon poids de forme (79 kg au lieu de 73 kg), ma fracture du bras du mois de mai avec longues semaines de rééducation, je n'ai pas l'ambition de faire tomber ce record.
Malgré tout ma stratégie vise à tenir le rythme des 13 km/h le plus longtemps possible pour tenter de parcourir la distance en 3h25mn.



Photo trouvée sur http://lesfouleesroquebrunoises.over-blog.com
Pas étonnant de voir des Keynans et Ethiopiens à l'avant de la course. Le futur vainqueur Keynan bouclera les 42,195 kms en 2h11mn.

Les premiers kilomètres passent sans aucun problème, je ne saute aucun ravitaillement même s'il faut un peu accélérer pour rattraper le meneur d'allure qui n'est pas passé aux ravitaillements des 5, 10 et 15 ème kilomètre. Vers le 13ème kilomètre, le parcours passe au pied de la Marina Baie des Anges, c'est plutôt sympa de passer là sans aucune voiture. 18ème kilomètre, on commence à voir se profiler le Cap d'Antibes au loin avec la fameuse montée de la Garoupe qui est d'après le descriptif du parcours, la difficulté de ce marathon.

Je passe le semi-marathon en 1h39mn, soit une bonne minute derrière le meneur d'allure des 3h15mn. Je sens que le deuxième semi va être dur à gérer, je souffre de la chaleur et je m'asperge donc à chaque ravitaillement d'un bon verre d'eau. 25ème kilomètre: la fameuse montée de la Garoupe au Cap d'Antibes fait sacrément mal aux jambes et je me fais doubler pas quelques coureurs. Même dans la descente je n'arrive pas à accélérer pour regagner quelques hectomètres. 115 m de dénivelé sur le parcours avec les différentes bosses donc pas extrêmement roulant comme parcours, surtout quand c'eest sur le deuxième semi. Le paysage est en tout cas fabuleux, on voit au loin les cimes enneigées du Mercantour tout en sentant les embruns iodés du bord de mer, superbe ambiance. 30ème kilomètre: je suis bien loin de l'allure des 13 km/h et ca revient bien par l'arrière. Les 12 derniers kilomètres vont être difficiles. En 6 participations à un marathon, c'est la troisième fois que je subi vraiment le fameux "mur" du 30ème kilomètre. La première fois c'était à Paris pour mon premier marathon, la deuxième fois au Marathon du Médoc mais la chaleur était étouffante et avec les dégustations de grands crus dans les Châteaux, ça aide pas...
35ème kilomètres, dur dur, les jambes sont de plus en plus lourdes, je paye vraiment le manque d'entraînement en séance longue (une seule séance de plus de 2h) mais aussi trés peu de séances de fractionné! Y a pas de secret, on le paye bien à un moment donné. Malgré tout, j'essaye de prendre plaisir à être là et en voyant certains coureurs complétement à l'arrêt avec des crampes, je me dis que finir en 3h30 ca sera déja pas si mal.
Au 39ème kilomètre, le meneur d'allure des 3h30 me double avec un bon petit peloton qui s'accroche à ce rythme. J'ai beau essayé de m'accrocher, les jambes ne répondent plus, les dernières minutes sont difficiles.
Dans la dernière ligne droite, il y a beaucoup de monde et le fait d'avoir le prénom sur le dossard permet au public d'encourager les coureurs, ca donne une motivation pour finir sans s'arrêter.
Voilà le tapis rouge, je passe sur la ligne en 3h 31mn 43s. Certes je suis décu de ne pas être passé sous les 3h30 mais je pense avoir donné le maximum, je n'avais pas la forme et l'entraînement pour espérer mieux aujourd'hui.

Je finis 1679ème sur 8207 arrivants alors que plus de 10000 dossards ont été attribués. Ce fût malgré tout un super marathon, trés bien organisé avec une ambiance magique. J'ai droit à un beau tee-shirt de finisher et une belle médaille collector de cette première édition. Quelques étirements avant de m'affaler sur un banc en attendant Aurore, Laurent et Rose-Marie qui m'ont apercu juste avant l'arrivée. Un pique-nique sur la plage nous attend. Je sens que les courbatures font être douloureuses dans les prochains jours!





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C
Bravo Sam. 3h31 c'est super beau, respect. T'es le + fort. J'espère que tu n'a pas eu les mêmes ampoules que celles du marathon de Paris...
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V
Bravo Sam, belle course :)
Alors, toujours courbaturé ?
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