Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue chez les Samaurore

Les tribulations d'Aurore, Samuel, Margaux et Corentin à travers leurs voyages et activités sportives

Séjour sur l'île de Madère au coeur de l'atlantique - mars 2009 - partie 1

Pour fêter les 3 mois de notre petite Margaux, nous avons eu envie de commencer à lui faire découvrir le monde. Même si elle ne s'en rappellera pas vu son âge, ce voyage est l'occasion de lui montrer pour la première fois la mer, mais aussi les fleurs tropicales qui abondent partout dans les jardins mais aussi en pleine nature de cette île volcanique de l'Atlantique.

Pour ceux qui ont quelques lacunes en géographie, l'île de Madère appartient au Portugal, elle se situe à 900 kms au sud-ouest de Lisbonne mais seulement à 500 kms des côtes Marocaines situées plein est et 400 kms des îles Canaries au Sud. Avec la latitude de Marrakech, l'île de Madère est appelée l'île de l'éternel printemps en raison de sa douceur océanique. Le climat est subtropical avec des températures clémentes tout au long de l'année notamment grâce au courant du gulf stream et des vents alizés qui apportent de l'humidité par le nord.

Partis le mardi 17 mars depuis Lyon et une escale à Lisbonne, nous avons atteri à Funchal dans l'après-midi avant de rejoindre en voiture notre hôtel sur la côte nord-est pour 3 nuits. La période idéale pour découvrir Madère est généralement le mois d'avril ou mois de mai en raison de la profusion de fleurs au printemps mais aussi en raison du faible nombre de jours de pluie: 4 en avril, seulement 2 en mai et pas moins de 7 à 8 au mois de mars. Voilà pourquoi le vol est bon marché et les hôtels proposent 25% de réduction en période creuse.

Nous sommes effectivement arrivés avec un ciel bien gris en ce mardi 17 mars à Porto da Cruz, dans un petit hôtel fort sympathique avec vue sur la mer. Margaux a plutôt bien apprécié le voyage, elle a bien têté au décollage et à l'atterissage pour protéger ses petites oreilles fragiles.


Mercredi 18 mars: Randonnée au Pico Ruivo 1862 m et levada de Calderao Verde.

L'île de Madère est un paradis pour les randonneurs en raison de ses forêts luxuriantes mais aussi pour ses célèbres "levadas". Madère figure d'ailleurs depuis 1999 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO pour sa forêt de laurier 'la laurisylve" qui est part endroit restée intacte depuis la colonisation portugaise il y a 600 ans.
Les forêts de lauriers aiment l'humidité. Elles ont besoin de 1500 mm de précipitations par an et une humidité de 85% pour survivre. Ces forêts se retrouvent principalement au nord de l'île et reçoivent les alizés chargés d'humidité. Les nuages déversent d'importantes précipitations sur le versant nord et les crêtes servent de frontière climatique avec le sud qui est beaucoup plus ensoleillé et moins humide.

Avec un temps relativement ensoleillé nous consacrons notre première journée de randonnée à l'ascension du Pico Ruivo, point culminant de l'île de Madère à 1862 m d'altitude. Comme le parking est à 1500 m, la randonnée n'est pas trés longue, seulement 1h45mn aller-retour.



Parking du Pico Ruivo: Margaux est bien emmitouflée pour sa première randonnée sur l'île de Madère.


Le chemin est bien aménagé jusqu'au sommet du Pico Ruivo. Il faut dire qu'il est bien fréquenté, même hors saison ou nous croisons des anglais, des allemands, des espagnols, des français, des slovénes et bien sûr des portugais.
Les allemands sont les plus représentés, ils arrivent en cars entiers sur les lieux touristiques. Nous avons croisé quelques français mais bizarrement cette destination est peu connue de nos compatriotes.



Les chemins sont bien balisés et bien entretenus. L'île de Madère a su depuis quelques années attirer un tourisme plus "nature" en rénovant des anciennes levadas.



Nous voilà en famille au sommet du Pico Ruivo à 1862 m. Quelques éclaircies nous laissent entrevoir les sommets environnant et même des plaques de neige! Nous aurons bien la confirmation qu'il a neigé trois semaines auparavant, ce qui n'arrive qu'une fois tous les 10 ans sur l'île de Madère. Des randonneuses solvénes au sommet en même temps que nous sortent une bouteille de whisky pour fêter l'arrivée au sommet et nous en proposent. Me voilà donc à boire un petit coup cul sec! Ah ces Slovénes, ca nous rappelle notre ascension du Triglav, point culminant de Slovénie en août 2005 ou les locaux buvaient de la bière avant, pendant et après l'ascension!



nous descendons sous un soleil radieux avant d'avaler un sandwich non loin du parking pour cette première matinée sur l'île de Madère.

Après cette première randonnée, découverte de la levada de Calderao Verde sur les contreforts du Pico Ruivo.
Les "levadas" sont des canaux d'irrigation qui ont été aménagés à partir de la colonisation portugaise du XVème siècle en vie d'exploiter les riches ressources en eau de l'intérieur de l'île. Aujourd'hui le réseau de "levadas"s'étend sur 2000 kms. Les sentiers qui longent les levadas sont d'excellents chemins de randonnée, plus ou moins large (de 20 à 120 cm de large) et parfois vertigineux sans barrière de protection. Le paradoxe de Madère c'est d'avoir un relief trés accidenté mais avec la possibilité de faire de longues randonnées sans faire de gros dénivelé grâce à ces levadas qui suivent les courbes de niveaux.



Une maisonnette "santana" au départ de notre randonnée vers la levada de Calderao Verde.

 

A Queimadas, nous passons devant deux maisons au toit de paille et une autre mignature pour les canards!

 

Voilà à quoi ressemble une levada: un petit canal d'irrigation qui apporte de la fraîcheur. Les bordures des levadas ne sont que tapis de mousse, fougères arborescentes, hortensias avec de belles couleurs volcaniques.

 

Ces parcours de levadas n'ont rien de monotone, on y croise des cascades, des fleurs, des belvédères pitoresques.

 

Certains passages nécessitent de ne pas traîner car les cascades passent juste à proximité de la levada. Les passages sont parfois vertigineux mais ils sont bien sécurisés par des barrières.

 

Les couleurs volcaniques et le vert végétal, cocktail détonnant! Les vieux cédres sont majestueux.



Nous arrêtons notre balade sur ce superbe pont avant de revenir sur nos pas.
5 heures de marche pour la journée c'est suffisant, surtout pour Margaux qui est dans le porte-bébé.



Un cédre à travers notre chemin, soit on passe par dessous, soit par au-dessus!



Nous rentrons à Porto da Cruz ou nous avons une superbe vue sur l'océan atlantique depuis la fenêtre de la chambre. Le bruit de la mer aide Margaux à bien dormir, ca la berce.


Jeudi 19 mars: Le temps ensoleillé ce matin nous incite à aller découvrir de nouvelles levadas vers Ribeiro Frio.
20 minutes de voiture depuis Porto da Cruz et nous voilà à Ribeiro Frio à 860m d'altitude.

 

Ribeiro Frio est célébre pour sa pisciculture avec des truites de toutes tailles.



Partis pour parcourir la Levada do Furado, nous sommes bloqués par les travaux d'entretien de la lavada qui est du coup inaccessible. Heureusement la petite levada de Balcoes nous permettra de ne pas repartir bredouille.

 

Bien que beaucoup plus courte, cette petite levada est fort sympathique avec une belle vue sur le village de Ribeiro Frio. La brume commence à accrocher le versant nord de l'île.

 

On y croise de la flore et faune locale! Désolé pour les noms de plantes et d'oiseaux, je ne suis pas un grand connaisseur!



De retour vers la pisciculture le soleil est toujours au rendez vous mais le ciel commence à bien se charger, nous décidons de descendre vers la mer pour occuper notre après midi.



Objectif de l'après-midi: découvrir la Prequ'île de Sao Lourenco à l'extrême est de l'île de Madère.
Le temps est bien nuageux mais avec quelques éclaircies.

 

On croise de nombreux rochers volcaniques sur le littoral de cette presqu'île, dans la baie d'Abra.



Au fond on apercoit la Casa do Sardhina, maison des gardiens de l'espace naturel protégé de cette presqu'île resté bien sauvage. Nous comptons monter au Pico do Furado au dessus de la maison entouré de palmiers.

 

En arrivant à proximité de cette maison, une odeur de sardines grillées embaumait l'atmosphère. Nous qui imaginions, sans comprendre le portugais que Casa do sardhina signifiait maison de la sardine...



Pico do Furado, 120 m d'altitude! Une bien jolie vue, c'est un peu comme ca que nous imaginions l'ambiance atlantique de l'île de Madère.

 

Le temps change trés vite à Madère. Nous voilà sous une bonne averse et il nous reste plus de 45 mn pour revenir au parking (sur une randonnée de 2h30 A/R). Margaux a été adorable, elle a attendu d'être dans la voiture pour réclamer sa tétée. Une demi-heure plus tard, rentrés à Porto da Cruz, nous apercevons la Pointe de Sao Lourenco sous le soleil! Difficile d'être prévisionniste météo sur une île aux changements si rapides.

Nous terminons le premier tiers de notre séjour d'une belle manière. Demain direction l'ouest de l'île pour trois jours en altitude sur le Plateau de paul da Serra à 1400m afin de découvrir les levadas de l'ouest de Madère.
Périple à suivre dans la partie II du voyage.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Coucou Sam, Aurore, Margaux,
Moi qui me demandais si vous auriez internet !!
Mais oui, vive le progrès.
Alors très bon anniversaire sous le soleil Portugais Samuel.
Bisous.
Corinne
Répondre
S
Bon anniversaire Sam !!!!
Bises à vous 3
Répondre