Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue chez les Samaurore

Les tribulations d'Aurore, Samuel, Margaux et Corentin à travers leurs voyages et activités sportives

La fabuleuse histoire du sucre - 11 septembre 2010

11 septembre 2010: La Réunion, c'est le paradis de la canne à sucre, on en voit partout, les champs de canne façonnent le paysage. Si au début de siècle, on comptait des dizaines de sucreries sur l'île, on en compte seulement 2 aujourd'hui à Bois Rouge à Saint André au nord est et au Gol à Saint Louis dans l'ouest. En descendant vers le sud pour aller vers le volcan, nous en profitons pour effectuer une visite de l'usine du Gol, organisée pour recevoir du tourisme industriel.

 

gol1  gol23

 

gol5  gol6

Après la coupe des cannes dans les parcelles agricoles, elles sont acheminées à l'usine par des gros camions appelés cachalots. En en croise des dizaines par jour sur les routes pendant la campagne sucrière. Après la pesée des camions (à pleine charge, puis à vide), un prélèvement de canne est effectué pour mesurer la teneur en sucre. Ensuite les camions déversent leur chargement sur un tapis qui est le début de la chaîne de transformation de la canne.

 

gol2  gol7

La canne est ensuite défibrée dans un appareil appelé "shredder" comportant de nombreuses lames de couteaux pour réduire les cannes en copeaux avant d'extraire le jus dans les moulins. Le jus est ensuite dégazé. On ajoute également des floculants pour que les résidus tombent au fond du décanteur. Les résidus de filtration son épurés à l'aide d'un filtre presse rotatif sous vide. Le jus filtré est recyclé dans le circuit. les résidus appelés "écumes" sont restitués aux planteurs pour amender les sols.

 

La visite des installations nous plonge dans l'univers de la sucrerie avec le bruit, la poussière, les odeurs, les vibrations, la chaleur, les vapeurs... c'est là tout l'intérêt du tourisme industriel encadré. Vous imaginez bien que les enfants en bas âge ne sont pas les bienvenus piur des raisons évidentes de sécurité.

 

gol8  gol9

Les moulins permettent d'extraire d'un côté le jus de canne et de l'autre les fibres qui constituent la bagasse qui sera brûlée dans les chaudières de la centrale thermique pour produire de l'électricité. En comparaison avec les énergies fossiles brulées dans les usines de production d'énergie, la bagasse présente les intérêts d'un combustible dépourvue de dioxyde de soufre, résultant d'une autre production et ne dégageant que le CO2 fixé par la plante lors de sa croissance, quantité quasi-nulle ou nulle dans la plupart des cas car la canne absorbe le CO2 lorqu'elle est éclairée grâce à son métabolisme autotrophe et le CO2  qu'elle dégage par sa respiration est pour la majeure partie stocké dans le sucre.

 

gol3

Le jus clair est ensuite chauffé dans une série d'évaporateurs afin d'obtenir le sirop.

 

gol10  gol11

Une belle usine avec des tuyaux partout, de la vapeur, pleins d'escaliers et de passerelles!

 

gol14  gol12

Nous avons droit à la dégustation du sirop encore chaud, bien sucré. Hélène la guide passionnée et souriante!

Tout est immense dans cette usine, les évaporateurs font plus de 10m de hauteur.

 

gol13  gol15

Le sirop est ensuite envoyé dans les cuiseurs pour le concentrer.Suite à cette première cuisson, la cristallisation se déclenche après l'agout d'une poudre de sucre. On obtient la masse cuite A.

A droite, les cheminées de la centrale thermique qui permet de produire de l'électricité en brûlant la bagasse.

 

gol17  gol16

Des malaxeurs permettent de pétrir la pâte pour favoriser la croissance des cristaux de sucre. Les cristaux de sucre sont ensuite envoyés dans des centrifugeuses pour les séparés de la liqueur mère (liqueur A).

Un deuxième cycle de cuisson permet de cuire la liqueur A, le sucre B est réintroduit dans le sirop de la première cuite. Le sucre B est alors acheminé dans le premier cuiseur. La liqueur B est de nouveau cuite dans un troisième cycle de cuisson pour obtenir le sucre C. La liqueur C restante s'appelle mélasse.

Un passage dans la salle de commandes nous démontre que cette usine a su se moderniser avec les nouvelles technologies. On peut surveiller tout les paramètres du process sur les écrans de supervision.

 

gol18  gol21

La salle de cristallisation des grains de sucre, vue derrière la vitre car il s'agit d'une zone à risque d'atmosphère explosive classée 22 (et oui, déformation professionnelle). A droite la pa^te avant centrifugation.

 

gol19  gol20

Aprés la dégustation du sirop, nous dégustons 3 différents types de sucre, le A dit sucre blond, le B plus foncé et le C plus amer et plus visqueux, proche de la mélasse. Paradoxalement a ce que l'on pourrait penser, en étant sur la commune de Saint Louis, le sucre est exporté en métropole (en plus de la consommation locale) sous le nom de La Perruche. Le sucre Saint Louis ne provient donc pas de cette usine, il est en fait issu de la betterave à sucre.

 

gol4  gol22

La mélasse sera ensuite transférée à la distillerie du Mât à Saint Benoît pour la fabrication du rhum

Le sucre récupéré au cours de la première cuisson est séché, stocké dans des silos au Port avant de partir en Europe par bâteau.

 

gol24  gol25

A la fin de la visite nous récupérons Margaux, passionnée par la malle aux casque verts!

Passage à la boutique pour déguster un petit rhum. Vous remarquerez que Margaux n'a pas perdu le nord dans la boutique, on a du dévalisé le rayon plaquettes de chocolat (incontestablemant trés goutu!)

 

gol26

 13h15: le ventre criait famine.

On a pas eu d'autre choix que de passer à la maison de QUICKOS pour nous remplir l'estomac. Voilà bien 2 ans que nous n'avions pas fréquenté un fast food!

 

 Bref, une bien belle matinée de tourisme industriel. Trés intéressant pour celui qui aime les process de transformation, surtout quand le produit fini dans notre assiette.

 

A la Réunion, nous consommons essentiellement du sucre de canne local bien que les supermarchés regorgent de sucre blanc provenant de métropole (ah quelle aberration en terme de bilan carbone!)

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A

très intéressant la visite de cette sucrière.l'usine de sucre saint louis est à marseille ds le quartier st louis,et provient effectivement de la betterave et l'usine dépend toujours de la générale
sucrière basée ds le nord de la france ,ds l'oise ,je crois .la raffinerie st louis est la seule qui reste à marseille et devrait continuer à tourner ,la GS tenant à la conserver.
Margaux s'est gavée de chocalot,elle a raison,mais j'espére que sa mère est restée +sobre !!!!!!


Répondre