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Bienvenue chez les Samaurore

Les tribulations d'Aurore, Samuel, Margaux et Corentin à travers leurs voyages et activités sportives

Participation au marathon de la Réunion - 1er juillet 2012

Samedi 30 juin 2012: 38°C de fièvre, mal de gorge, douleurs articulaires, maux de tête. Une angine couve alors que demain j'ai prévu de courir mon douzième marathon. Pour une fois que la distance mythique se court à quelques kilomètres de la maion, ce serait vraiment dommage de ne pas y participer. Malgré un très faible entraînement depuis le marathon de Paris (je n'ai pas du dépasser 80 kms de course à pied en 10 semaines incluant le 10 kms de Saint Paul en nocturne une semaine auparavant) et cet état grippal, je décide quand même de prendre le départ depuis le Stade de Saint Paul avec un seul objectif: rejoindre l'arrivée sans trop souffrir.

 

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Réveil à 4h30 pour prendre un bon petit déjeuner. Le sirop et le doliprane pris pendant la nuit n'ont pas aggravé mon état bien que me sentant encore fiévreux. Je mange un bon morceau de brioche avec du miel accompagné de deux gros bols de thé. 5h40, je prend la route pour le Stade de Saint Paul que je rejoins moins de 15 mn plus tard. Je récupère mon dossaes parmi les 180 concurrents du marathon et la centaine de semi-marathoniens.                        

6h30: le départ est donné avant le lever du jour avec une température qui avoisine déja les 19°C en plein hiver austral. Le ciel bien étoilé annonce une journée bien ensoleillée. Dès les premiers kilomètres, je ressens ce manque d'énergie car il m'est bien difficile de dépasser 11 km/h. Au Cap La Houssaye, les semi-marathoniens entament leur demi-tour alors que les marathoniens continuent vers Boucan Canot, Saint Gilles et l'Ermitage les Bains. Comme prévu Jean-Pierre arrive sur son vélo pour prendre quelques photos. Récemment blessé à l'entraînement, il n'est pas aligné sur la distance avec regret mais avec sagesse. Il aurait sans problème fait un chrono inférieur à 3h30 vu ses grosses séances d'entraînement et ses bons résultats en 2011.

Je passe le 10ème kilomètre en 54 minutes, c'est 8 minutes de plus qu'au marathon de Paris le 15 avril 2012. Après le demi-tour du marathon au delà du mail en direction de la Saline Les Bains nous revenons vers Saint Gilles ou je passe la mi course en seulement 1h52 minutes, 12 minutes de plus qu'à Paris. Finalement vu mon état, ce premier semi n'est pas si catastrophique mais la suite va être bien plus rude avec la chaleur et les jambes de plus en plus lourdes. Je croise Aurore et les enfants au 23ème kilomètre vers grand fond après mes 2 premières heures de course. Quelques minutes auparavant c'est François-Xavier qui l'avait aperçu en allant acheter son pain à la boulangerie.

 

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Le parcours du marathon longe le littoral jusqu'à l'avenue de Bourbon à l'Hermitage les Bains. De bon matin, pas trop de voitures, c'est donc agréable. Au retour la route sera plus passante vers le Cap La Houssaye mais la boucle vers le Tour des Roches permet d'avoir un dernier quart de course en grande partie à l'ombre avec relativement peu de voitures.

 

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Vers Grand Fond au 13ème kilomètre. Dans Saint Gilles au 14ème kilomètre.

 

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Passage du Cap La Houssaye au retour, il fait déja bien chaud (25°C à l'ombre, au moins 30°C sous le soleil). Heureusement les ravitaillement sont bien organisées et l'eau n'est pas  rationnée. Je n'ai rarement autant bu sur un marathon, sans doute plus de 4 litres avalés et bien plus partis en transpiration. Là, nous ne sommes qu'au 27 ème kilomètres, même pas les 2/3 de la course.

 

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Grosse chaleur....

 

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Ca cogne en plein soleil.

 

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Jean-Pierre me réconforte pas mal. Le fait de discuter avec lui pendant quelques kilomètres me parait moins long même si j'alterne déja à ce stade la marche et la course à pied. C'est difficile de courir seul sur de telles distances à l'inverse des marathons trés prisés ou on court en permanence en peloton.

 

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Après le passage dans le centre ville de Saint Paul, nous bifurquons vers le Tour des Roches. C'est quasiment en bas de la maison (on habite 3 kms au dessus). Les passages ombragés font du bien et les kilomètres défilent petit à petit. Aurore m'attend avec les enfants à lancien moulin. Les organisateurs ont placés des planches en bois pour éviter de passer dans le radier en permanence inondé. En voilà une bonne idée.

 

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Me voilà au passage du moulin, il reste encore 7 kilomètres d'effort. J'essaye de gérer au mieux cette fin de course même si les minutes défilent en alternant marche et course à pied. Les jambes sont lourdes, j'ai des douleurs partout, il m'est bien difficile d'accélérer au delà de 10 km/h.

 

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Dur dur dans les petites côtes du 37ème kilomètre malgré les passages ombragés. Aurore me motive et les enfants aussi. Un autre coureur qui s'appelle aussi Sam participe à son premier marathon. Son pote qui le suit à vélo lui dit:"Allez, on va même pas arriver trop tard pour l'apéro".

 

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38ème kilomètre: on commence à descendre vers la zone commerciale de Savanna qui est bien desserte un dimanche matin. On traverse ensuite le rond point en direction de l'Etang. Au passage du 40ème kilomètre nous sommes devant le stade mais il nous reste encore un tour complet avant de rentrer sur le stade. Je le connais par coeur pour l'avoir parcouru plus d'une centaine de fois (c'est mon principal lieu d'entraînement la nuit sur les 1560 m autour du stade et du cinéma). Et voilà que j'arrive sur le stade, je suis surpris de voir 4 marathoniens sur les 300 derniers mètres, je ne pensais pas que nous étions si groupés. Nous allons être 5 à finir dans la même minute alors que devant les derniers sont arrivés depuis au moins 5 minutes et que derrière mon poursuivant est à plus de 5 minutes.

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Margaux me rejoint pour courir les 100 derniers mètres. Une arrivée au coeur de ce stade tout juste rénové, c'est magique surtout quand on a passé des heures et des heures à tourner autour à l'entraînement sans jamais le fouler.

 

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Je passe la ligne d'arrivée en 4h24 minutes, c'est 45 minutes de plus qu'au marathon de Paris couru le 15 avril et plus d'une heure de plus que mon meilleur chrono sur marathon. On trouve sur le podium de ce marathon deux malgaches et un réunionais qui battent tous le record de l'épreuve (2h23 mn pour le vainqueur, impressionnant vu les conditions météo et le parcours pas hyper roulant).

 

Aujourd'hui le challenge était ailleurs et je suis déja satisfait d'avoir rejoint la ligne d'arrivée de mon douzième marathon. Je crois que dans ma tête, mon objectif de performance ayant été atteint au marathon de Paris en avril 2012, je n'avais pas le mental  pour me battre contre le chrono aujourd'hui. De toute façon je n'avais pas le physique pour faire une performance d'autant plus que je préfère largement courir par 7°C comme à Paris que 27°C comme aujourd'hui. Merci à Aurore, Margaux et Corentin pour leurs encouragements mais aussi à Jean-Pierre qui cartonnera bientôt sur la distance.

 

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